Premier texte publié dans le Journal de l'association médicale américaine et copié le 14 janvier 2005 depuis :

http://www2.canoe.com/techno/nouvelles/archives/2005/01/20050112-135126.html.

Le lien entre viande rouge et cancer du côlon confirmé

Deux nouvelles études sur les liens entre régime alimentaire et cancer tendent à confirmer que l'excès de consommation de viande rouge favorise le cancer du côlon, sans prouver pour autant que les fruits et les légumes préviennent celui du sein.

Publiées mercredi dans la revue de l'Association médicale américaine, ces travaux ne répondent pas totalement à la question, en partie parce qu'elles ne s'intéressent qu'aux habitudes alimentaires à l'âge adulte, une période insuffisante, estiment certains chercheurs. Selon eux, le risque de cancer du sein serait plus dépendant de l'alimentation pendant l'adolescence, lorsque les cellules se divisent rapidement et sont plus vulnérables.

De nombreuses études avaient déjà établi un lien entre une consommation excessive de viande rouge et l'augmentation du risque de cancer du côlon. Ce nouveau travail, conduit par des chercheurs de la Société américaine du cancer, concerne 148,610 hommes et femmes âgés de 63 ans en moyenne. C'est une des études les plus importantes jamais réalisés à ce sujet.

Les participants indiquent la quantité de viande consommée en 1982 ainsi qu'en 1992 et 1993. Les gros consommateurs auraient un risque de 30 à 40% supérieur de développer un cancer du côlon que les petits consommateurs.

La quantité de viande consommée quotidiennement par les hommes gros consommateurs était de 85 grammes au moins, soit la taille d'un hamburger environ, et de 57 grammes pour les femmes. Celle des petits mangeurs était de 57 grammes deux fois par semaine pour les hommes et de moins de 28 grammes pour les femmes. Le risque était par ailleurs augmenté pour une grande consommation de bacon ou de sauce bolognaise.

Le coauteur de l'étude, le Dr Michael Thun, chef du département d'épidémiologie de la Société du cancer, a déclaré que ces résultats devraient être mis en perspective: selon lui, […], l'obésité, la sédentarité, sont des facteurs plus volontiers liés au cancer du côlon que de manger beaucoup de viande rouge.

Selon lui, toutefois, ces conclusions sont en accord avec les recommandations de la Société du cancer qui mettent en garde contre une trop grande consommation de viande rouge et incitent à une diversification de l'alimentation.

De son côté, l'étude relative au cancer du sein qui concerne 285 526 Européennes, n'a pas mis en évidence de lien entre une importante consommation de fruits et de légumes et une meilleure protection contre cette maladie.

Seules les femmes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein ont pu bénéficier d'un tel régime, estime le premier auteur, le Dr Petra Peeters, du centre médical de l'Université d'Utrecht, aux Pays-Bas. Par ailleurs, consommer beaucoup de fruits et de légumes et peu de viande rouge ne peut qu'être bénéfique pour le coeur.

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Ce deuxième texte est copié depuis : http://www2.canoe.com/techno/nouvelles/archives/2005/01/20050112-113520.html

Les fruits et les légumes ne protègeraient pas contre le cancer du sein

Deux autres études se sont ajoutées mardi à la liste déjà longue des recherches effectuées sur les liens entre la diète d'une personne et les risques qu'elle a de contracter un cancer. Ces nouvelles études publiées dans le Journal de l'association médicale américaine, par leur ampleur, pourraient toutefois renseigner davantage sur les risques en présence.

Une des deux études porte sur la consommation à long terme de viande rouge et de viande traitée et confirme le postulat voulant que cette pratique fasse augmenter les risques de contracter des types de cancers colorectaux.

L'autre étude s'est intéressée à l'incidence de la consommation de fruits et de légumes sur les risques pour les femmes de contracter le cancer du sein.

La Société canadienne du cancer a bien accueilli les deux études, disant qu'elles constituent des recherches vastes et bien conçues qui aideront à répondre à des questions encore d'actualité.

La seconde étude remet toutefois en question la théorie selon laquelle les fruits et les légumes réduisent les risques de cancer du sein chez les femmes.

Malgré cela, une porte-parole de la Société canadienne du cancer, Heather Logan, a affirmé mardi que son organisation continuera de faire la promotion des régimes riches en fruits et légumes.

"Nous savons que manger des fruits et des légumes, une diète saine comportant beaucoup de fibres et ce genre de choses, réduira vos risques de contracter non seulement certains types de cancers mais aussi de faire diminuer vos risques de contracter d'autres maladies chroniques."

"Notre message ne change pas", a-t-elle ajouté.

L'étude sur la viande rouge a été menée auprès de quelque 150 000 adultes sur une période de 22 ans; celle qui a porté sur les fruits et légumes a eu recours à 285 000 personnes sur une période de 5,4 années.

Des études impliquant de vastes échantillonnages rendent en général les résultats plus significatifs en termes de statistiques, mais parce que les cancers prennent beaucoup de temps à se développer, même de longues périodes comme celles-ci peuvent ne pas être suffisantes pour capter tous les effets de l'exposition aux aliments étudiés.

"Même si elle est bien conçue et qu'elle a été réalisée par une organisation crédible, elle n'a suivi les femmes qu'un peu plus de cinq ans en moyenne", a dit Mme Logan en parlant de l'étude sur les fruits et légumes.

"Et nous savons que ça prend plus que cinq ans pour vraiment voir un impact marqué dans la population. Alors, ils n'ont peut-être pas suivi les femmes assez longtemps pour avoir constaté un effet protecteur."

Les auteurs ont admis que cela était possible.

"Nous ne pouvons pas exclure que des associations pourraient être observées après davantage d'années de suivi", écrivent-ils dans leur recherche intitulée Enquête prospective européenne en matière de cancer et de nutrition.

Les chercheurs étaient dirigés par Petra Peeters, du Centre médical universitaire d'Utrecht, aux Pays-Bas.

Les auteurs ont aussi suggéré qu'il est plausible de dire que la consommation élevée de fruits et de légumes puisse s'avérer protectrice pour certains sous-groupes de femmes, notamment celles qui ont des cas de cancer du sein dans leur famille.

L'étude sur les incidences de la viande, menée par des chercheurs de la Société américaine du cancer, a démontré que les personnes qui consomment de grandes quantités de viande rouge et de viandes traitées ont de 30 à 40 pour cent plus de chances de développer certains types de cancers colorectaux.

Une diète riche […] en poissons semble permettre une certaine protection contre ces cancers.





Le site : le tableau des maladies, leurs causes respectives et les solutions.
Puis, les herbes bénéfiques.





Page créée le 16 janvier 2005.
Pierre Fortin